12.06.2009

24 heures de fête

 

Ce week-end, ce sera fête pendant 24heures. Non ce n’est encore pas la fête de la musique, pour ça, il faudra attendre le 21 juin. Ce week-end, c’est la fête au Mans.

En effet, comme chaque année à cette période de l’année, les amoureux de l’endurance s’affronteront sur 2 tours d’horloge.

Bon cette année, comme les deux précédentes, la tête de la course verra s’affronter Peugeot et Audi.

Peugeot aligne une 908 HDI FAP (respirez, c’est du diesel à filtre à particule :-) qui a déjà quelques courses dans les roues. Après deux déconvenues en 2007 et 2008, l’équipe française mise cette année sur l’expérience acquise au cours de ces deux années d’endurance pour obtenir le Graal. Peugeot est même allé jusqu’à confier une de ses autos au plus farouche défenseur des motorisations à essence, Pescarolo. Une proposition que l’ex-vainqueur des 24 heures ne pouvait pas refuser, mais qui ne l’empéchera pas d’aligner au départ ses propres réalisations, mais avec des moteurs Judd à essence.

Audi a décidé de développer une nouvelle voiture, estimant que la R10 arrivait en fin de développement. C’est ainsi que la R15, elle aussi motorisé par un diesel – Audi a donc été la première marque à imposer ce type de motorisation au grand Dam de son meilleur ennemi fera sa première apparition sur la piste Sarthoise.

L’ambiance est donc au rendez vous depuis le début de la semaine, surtout quand Peugeot à déposé une réclamation sur une non-conformité des Audi au niveau de la lame avant de l’auto. La réclamation a été rejetée aujourd’hui par le collège des commissaires, mais la révolte contre les responsables techniques et le règlement couve. En effet, beaucoup de voix s’élèvent contre une réglementation qui laisse trop la porte ouverte aux interprétations.

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Ce soir se déroulent les séances de qualification. La première session vient de se terminer, et c’est dans le tout dernier tour que l’Ecossais Alan Mac Nish au volant de l’Audi n°1 vient de réaliser le meilleur temps, mettant ainsi la pression sur les épaules de l’équipe Peugeot. Montagny au volant de la Peugeot n°8 à réalisé le deuxième chrono, alors que Boullion a pris la troisième place sur la 908 confiée à l’équipe de Pescarolo. En LMP2, c’est la Porsche RSR Spyder qui est en haut de l’écran. Une Corvette officielle à dominé la catégorie des LM GT1 alors que la Porsche GT3 RSR du Flying Lezard est en tête du LM GT2

La deuxième séance commencera dans moins d’une demi-heure.

Petite info: 3 Aston Martin sont engagées avec les numéros 007, 008 et 009. Le clin d’œil à la voiture mythique de l’agent secret le plus connu du monde est une excellente idée.

Yves

NOTE: en toute fin de 2eme séance, Sarrazin à réussi l'exploit de qualifier la Peugeot n°8 en pole position pour la 3eme année consécutive. Pas de changement dans les autres catégories

30.05.2009

Rallye du Chablais: Loeb y était

L'Alsacien domicilié dans le canton de Vaud a donc bien roulé en 0 (la voiture qui passe juste avant les véhicules de course, pour les non-initiés). Pas énormément de spectateurs sur ce rallye, mais beaucoup avaient fait le déplacement pour le quintuple champion du monde, copiloté pour l'occasion par son épouse Séverine.
Officiellement, l'équipage de la Citroën C2 super 1600 n'était pas chronométré, mais il est fort probable que s'il l'avait été il n'aurait pas été loin de faire le scratch (!). En tout cas, même en 0, il ne fait pas semblant.

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Pour ceux que ça intéresse (et ils sont nombreux), le rallye à été remporté par Florian Gonon au volant de la Subaru Impreza groupe N qui confirme ainsi sa victoire du critérium Jurassien. Derrière, Jean-Philippe Radoux (le plus rapide des pilotes belges en Suisse) et Hervé Von Dach ont échangé les positions du podium de la manche précédente: le Belge au volant de la Mitsubishi groupe N prend cette fois la deuxième place alors que Von Dach sur la Peugeot S2000 a dû se contenter de la 3eme place.
Dominique Rebout, le beau-frère du quintuple champion du monde, remporte le match des Renault Clio R3, mais Pascal Perroud se refait un beau moral après sa sortie au critérium Jurassien et n'a pas démérité avec une auto rendant 20cv à celle du vainqueur.
Sébastien Carron remporte la coupe Suisse réservée au 2l 2 roues motrices groupe N.

Du coté du championnat, Gonon conforte sa première place et fait un grand pas vers un titre mérité.
A noter, l'abandon sur sortie de route d'Olivier Burri pour qui ça ne veut pas sourire depuis une année (et sa violente sortie de route sur cette même épreuve au volant de la Subaru Impreza N14).

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Yves

PS: un petit message d'encouragement pour les copains du blogamoteur: Patrick Bagnoud au volant d'une Peugeot 206 ex-coupe améliorée réalisait encore une grande course (sans 2mn de perdu à cause d'une crevaison, il pouvait prétendre à la 8eme place au scratch). Quant à Didier Postizzi (2eme de classe N3 au Var 2008), il a tordu le train arrière de sa Renault Clio en voulant faire plaisir aux spectateurs alors qu'il évoluait en "super-rallye".

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18.05.2009

Oh, les vilains petits garçons...

Pour ceux qui n'auraient pas tout compris à mes explications d'hier sur les différentes péripéties du début de la course 2 à Pau, en FIA-WTCC, celle remportée par le Genevois Alain Menu, les images ci-dessous seront peut-être plus parlantes. Je dis bien, les images, car je ne l'ai trouvée qu'en allemand sur youTube. Allez, comme ça, ça fera révision, par la même occasion...

Et sinon, entre hier soir et aujourd'hui, Alain Menu a récupéré un point de plus au championnat. Une décision des commissaires intervenue tardivement a entraîné la disqualification de l'Espagnol Felix Porteiro dans la première course pour avoir été à l'origine d'un accrochage.

Les commissaires ont aussi repéré pas moins de... quinze voitures qui ne respectaient pas les fameuses règles appliquées "strictement" ce week-end à Pau, à savoir la limitation des tours minutes et celle de la pression du turbo (lire la note à ce sujet). Aucun des deux Chevy Boys vainqueurs hier (Rob Huff et Alain Menu) n'est dans cette liste. En revanche, leur coéquipier, Nicola Larini, oui. De même que les cinq Seat officielles.

Seulement voilà, au lieu de sanctionner, les commissaires ont décidé que, en fonction des circonstances exceptionnelles et de la confusion, seule une réprimande serait adressée aux pilotes et écuries concernés.

Cette annonce semble proprement ahurissante: alors que samedi (ou plutôt, dimanche matin...), les contrevenants ont été tous départis de leurs chronos réalisés en situation de non-conformité, les résultats de la course de dimanche ont été validés tels quels.

Plus étonnant encore: les pilotes expliquaient ce week-end qu'il était difficile de ne pas dépasser un régime maximum au rétrogradage et ces éventuels surrégimes peuvent s'apparenter à des ratés ou des erreurs. En revanche, la pression du turbo des Seat doit pouvoir se règler, non? Comme la décision des commissaires n'était pas détaillée, on ne sait pas si les Leon ont été pincées pour le turbo ou pour les tours minute. Mais si c'est le turbo qui est en cause, on ne parle donc plus de raté mais d'une décision prise sciemment. J'hésite entre le mot "triche" et le fait d'avoir juste choisi, pour la course, de passer outre la FIA avec ses changements de règlement en prenant le risque de se faire déclasser.

Sauf qu'il n'y a pas eu de déclassement mais seulement une petite tape sur les doigts, accompagnée d'une remise à l'ordre du même genre que celle que ferait une gentille mamie à son petit-fils adoré. Ahurissant, je vous dis...

Jacqueline

La vidéo:

17.05.2009

L'hymne suisse a résonné à Pau

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EN-FIN! L'équipage du Blog à moteur a attendu un peu mais, cette fois, ça y est: il a pu assister en direct à une victoire suisse en championnat du monde! Le Genevois Alain Menu vient tout juste de remporter la seconde course du jour, sur le circuit urbain de Pau, en FIA-WTCC.

Et, y'a pas, le sourire du vainqueur est encore plus radieux en vrai. D'autant qu'il était accompagné des sourires de toute sa famille, venue le soutenir. Ah et n'oublions pas aussi, les explosions de joie et les sourires, poignées de main, congratulations des membres du team Chevrolet. Bref: vivre ça "de l'intérieur", c'est vraiment un souvenir inoubliable.

Qu'il va bien falloir raconter, vu que vous n'étiez pas là. Ce matin, il y avait donc une moyennement mauvaise nouvelle: le Genevois Alain Menu avait été déclassé (comme huit autres pilotes) et devait s'élancer du 8e rang. Du "fameux" 8e rang, devrais-je dire, tant il est convoité par les pilotes (vu que, oui, vous le savez, bla-bla.... celui qui finit 8e part 1er de la deuxième course... bla-bla).

Seulement voilà, le problème c'est que ceux qui "font" pilote n'ont que rarement l'envie de ne pas aller manger le pare-choc de celui qui est devant. Du coup, dans la première course, notre "p'tit Suisse en exil" s'est rué dans la bagarre, se retrouvant rapidement au 4e rang. Pendant ce temps, son coéquipier chez Chevrolet, le Britannique Rob Huff, faisait pareil et allait chiper la tête au Brésilien Augusto Farfus (BMW). Devant Alain Menu, il y avait encore une autre BMW. Bon, là, ma mémoire fait un poil défaut (eh, il y a eu une autre course, depuis...) et je ne jurerais pas que c'était celle d'Andy Priaulx ou celle de Jorg Muller. Bref... Une BMW, quoi. Qui faisait barrage aux attaques du Genevois. Lequel a poussé un moment et est resté à l'affût de la moindre erreur, sans être récompensé de sa patience.

Le Suisse semble alors avoir un peu relâché la pression (trad: changé de stratégie) et s'est malencontreusement fait passer par deux autres BMW. C'est en sixième position qu'il a abordé la dernière ligne droite jusqu'à ce qu'une baisse de régime inattendue le fasse ralentir considérablement à l'abord de la ligne d'arrivée. Lancés, ses deux poursuivants, l'Espagnol Felix Porteiro et l'Allemand Franz Engstler, n'ont rien pu faire pour éviter... de se faire avoir par Alain Menu. Qui a écopé de la fameuse et très convoitée 8e place. "Sur la radio, les Allemands l'appellent le vieux renard, je me demande bien pourquoi", a commenté avec un petit air mi-ingénu, mi-narquois, Caroline, l'épouse d'Alain.

Pendant ce temps, Rob Huff avait réussi à contenir brillamment les assauts de Farfus et a décroché sa deuxième victoire en deux rendez-vous. Ajouté au 8e rang d'Alain Menu, voilà qui avait de quoi réjouir le clan Chevrolet.

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Mais dans la seconde course, les choses ne se sont pas passées comme sur des roulettes. Tout d'abord, Alain Menu a raté son départ et s'est retrouvé derrière Franz Engstler et Felix Porteiro, avant de repasser ce dernier dans le premier virage. Ouf... au moins ça. Ensuite, il y a eu derrière un accrochage auquel on pouvait un peu s'attendre, entre les "frères ennemis" espagnols Felix Porteiro et Sergio Hernandez (le premier n'ayant pas vu son contrat renouvellé chez BMW, à la faveur du second, Porteiro roulant cette année en indépendant).

Cela laissait un peu de champ derrière le Genevois pour n'avoir pas besoin de surveiller ses arrières, pendant qu'il tenterait une attaque sur Franz Engstler. Mais les furieux du peloton ont continué à jouer des coudes et il y a eu pas mal de pirouettes et autres figures de style très appréciée en patinage artistique mais peu compatibles avec une course de WTCC, qui plus est en circuit urbainement étroit. Je vous raconterais bien tout dans le détail mais... je vous promets qu'il m'a été absolument impossible de tout relever, tellement il y en a eu.

Il a donc fallu envoyer la voiture de sécurité et c'est là qu'on s'est aperçu que tous les accrochages recensés dans ces deux premiers tours n'étaient finalement pas les plus spectaculaires: la voiture de sécurité a pris la piste et, pour une raison qu'on ignore, s'est immédiatement portée sur la gauche de la piste. Sauf qu'à ce moment-là, Engstler et Menu déboulaient, en sortie de virage. Engstler a fait tout ce qu'il pouvait mais il n'a pas pu empêcher sa BMW d'aller s'encastrer dans la voiture de sécurité, après avoir touché le mur. Sa voiture a été méchamment démolie. Celle de sécurité aussi, du reste.

Evidemment, à ce moment-là, on se demande un peu ce qu'il est censé se passer: drapeau rouge, voitures arrêtées à la queue leu leu sur la piste, mécanos qui partent dans tous les sens, voitures amochées qui rentrent aux stands.... c'est un peu l'agitation générale. Reste que, environ 20 minutes plus tard, la course a été relancée derrière la voiture de sécurité (ils en avaient trouvé une de rechange), qui s'est vite retirée de la piste à l'abord du troisième tour (pas fou, faudrait pas en casser une deuxième, non plus).

Et là, le "calvaire" a commencé. Alain Menu était en tête (Engstler n'ayant bien évidemment pas pu poursuivre avec sa BMW détruite et la FIA ne lui ayant pas offert de continuer à bord de la voiture de sécurité de rechange). Mais il avait à ses trousses Augusto Farfus, encore lui, et Andy Priaulx. Enfin, au début car le "Chevy Boy" briton Rob Huff s'est mis en tête de réitérer son "coup" de Marrakech et lui a piqué la 3e place. Pendant toute la fin de la course, la tension a été terrible: les deux BMW étaient "scotchées chacune à une Chevrolet. Là, c'est sûr, la moindre erreur aurait coûté leur place à Alain Menu et à Rob Huff.

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Mais ils ont été absolument parfaits, occupant la piste de façon à empêcher toute velléité de dépassement, terminant 1er et 3e.

Des résultats qui permettent à Chevrolet de remonter à 82 points au championnat constructeurs et de grignoter le retard pris en début de saison sur leurs adversaires que sont Seat (toujours en tête avec 107 points) et BMW (deuxième avec 91 points).

Côté classement des pilotes, le champion du monde en titre, Yvan Muller, est toujours en tête avec 45 points. A noter que l'Alsacien, qui habite le Valais, a tout de même réussi à marquer deux points dans la deuxième course, malgré la "cata" des qualifications. Mais il est désormais talonné par Augusto Farfus, qui s'est offert deux 2e places ce week-end (39 points), Gabriele Tarquini (34 points) et Rob Huff (32 points). Alain Menu est un peu plus loin (10e, avec 13 points), mais le championnat est encore long et, on l'a vu ce week-end, les rebondissements sont nombreux en WTCC !

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Jacqueline (textes) et Yves (photos)

L'empire contre-attaque

Côté vitesse, la FIA en connaît un rayon. Et pas seulement parce que les courses qu'elle chapeaute permettent aux compétiteurs d'atteindre régulièrement les 200 km/h... Non, là, c'est la vitesse à laquelle elle change d'avis dont il est question.

Hier, nous vous racontions que Seat avait subi un nouveau changement de règlement en FIA-WTCC, imposé entre le rendez-vous d'il y a 15 jours à Marrakech et celui de ce week-end, à Pau. Une modification qu'il vaut la peine de détailler un peu, à la lumière des décisions prises cette nuit par la FIA, ou plutôt des commissaires sportifs qui la représentent.

1ère étape: Alors que Seat était déjà engagé dans ce championnat du monde, la FIA a décidé d'imposer à cette équipe une limitation de la pression du turbo des Leon TDI à 2,5 bar. Cette première décision avait pour but d'équilibrer les forces entre les différents constructeurs. Il faut quand même relever que la tâche de la FIA n'est pas aisée, tant les voitures sont différentes: on trouve des motorisations essence ou diesel, atmosphériques ou turbo et des tractions ou des propulsions. Pas facile d'édicter un règlement équitable dans ces conditions.

Pour "nuancer" cette première modification imposée à Seat, les autres constructeurs avaient reçu en contre-partie un petit "cadeau" sous forme de lest supplémentaire (60 kg, je crois, mais je n'en mettrais pas ma main au feu). Une contre-partie qui avait du reste bien fait râler le Genevois Alain Menu, estimant que la perte de performance imposée à Seat était entièrement annulée par ces kilos en plus sur les autres voitures.
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2e étape: A Marrakech, après les deux premiers rendez-vous, les Seat qui avaient effectué un début de saison ravageur se voyaient imposer un lest supplémentaire. Toutes. C'est la nouveauté de la saison 2009, les lests liés aux bons résultats ne concernent plus uniquement les auteurs de ces résultats mais tous leurs coéquipiers. Autre nouveauté, ils ne sont pas appliqués en fonction des résultats réalisés à la course précédente mais calculés sur les performances des trois derniers rendez-vous (deux seulement en début de saison) et calculés sur les chronos réalisés aux essais et en course, et pas sur les points marqués.

Compliqué, vous dites? Attendez, on n'en est qu'au début...

3e étape: A Marrakech toujours, BMW a commencé à s'agacer un peu. Alors que Seat avait tout raflé en début de saison, le lest imposé à ses voitures devait permettre à la marque allemande de montrer enfin le bout de ses pare-chocs. Mais ce sont les Chevrolet qui ont fait le spectacle et qui se sont adjugées les deux victoires. Du coup, BMW a cherché quels étaient les points du règlement qui les pénalisaient davantage que leurs petits camarades.

4e étape: Pour Pau, la FIA a décidé d'appliquer "à la lettre" le règlement sur la pression du turbo à 2,5 pour Seat. Jusque-là, une marge de tolérance de 0,4 était acceptée, en fonction des circuits et des conditions atmosphériques. Cette limitation stricte, on l'a vu hier, a causé bien des dégâts.

5e étape: Afin, toujours, "d'équilibrer" les choses, la FIA a assorti à sa décision visant Seat l'application "à la lettre" d'une autre règle: les moteurs ne doivent pas dépasser une seule fois les 8500 tours/minute. Si, à l'accélération, la chose est facile à gérer, au rétrogradage, c'est plus compliqué: les pilotes disaient samedi que le risque d'un mini-surrégime à la décélération est vraiment important et que s'ils devaient se concentrer là-dessus, il leur devenait difficile de se concentrer sur leur pilotage.

Eh bien, ils avaient raison: ils sont neuf à avoir commis "l'irréparable", hier, en qualifications. Et à être pénalisés.

Les trois "Chevy Boys", Rob Huff, Nic Larini et Alain Menu, le "poleman" Andy Priaulx et Sergio Hernandez (tous deux BMW), les indépendants Felix Porteiro (BMW) et Tom Coronel (Seat). Pour ceux-là, tous les tours effectués dans la 2e séance de qualifs (réservée aux 10 meilleurs) ont été invalidés. Du coup, ce sont leurs temps de la première séance qui ont été retenus.

On suppose que les régimes moteur de ces pilotes pénalisés ont aussi été contrôlés pour la première séance des qualifications (sinon, il y aurait vraiment de quoi se poser des questions) puisque deux autres pilotes ont été déclassés pour des "infractions" au régime moteur réalisés pendant la première séance. Il s'agit de Stefano D'Aste (BMW, indépendant) et... du champion du monde en titre, Yvan Muller (Seat). Pour lequel Pau sera vraiment un week-end à oublier.
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6e étape: la grille de départ de la première course (modifiée encore en dernière minute: Jordi Gené et Stéfano D'Aste ayant changé de moteur, ils ont été rétrogradés de 10 places sur la grille):

1. Augusto Farfus BMW
2. Jorg Muller BMW
3. Franz Engstler BMW (indépendant)
4. Rob Huff Chevrolet
5. Andy Priaulx BMW
6. Tom Coronel Seat (indépendant)
7. Nic Larini Chevrolet
8. Alain Menu Chevrolet
9. Felix Porteiro BMW (indépendant)
10. Sergio Hernandez BMW
11. Alessandro Zanardi BMW
12. Marin Colak Seat (indépendant)
13. Mehdi Bennani Seat (indépendant)
14. Rickard Rydell Seat
15. Gabriele Tarquini Seat
16. Laurent Cazenave BMW
17. Eric Cayrolle Seat
18. Tiago Moneiro Seat
19. Yvan Muller Seat
20. Jaap van Lagen Lada
21. Kristian Poulsen BMW (indépendant)
22. Tom Boardman Seat (indépendant)
23. Kirill Ladygin Lada
24. Viktor Shapovalov Lada
25. Stefano D'Aste BMW (indépendant)
26. Jordi Gené Seat

Jacqueline (texte) et Yves (photos)

16.05.2009

Alain Menu et Chevrolet à la chasse aux BMW

Après Marrakech, l'équipage du Blog à moteur est de retour sur une course de WTCC. Cette fois, c'est à Pau, dans le sud-ouest de la France, que les concurrents du Championnat du monde FIA des voitures de tourisme sont réunis. Ce circuit urbain a toujours bien convenu au Genevois Alain Menu et, comme le soleil a décidé de faire tourner en bourrique les prévisionneurs météo qui annonçaient un week-end pourri, la fête s'annoncait belle.

Du côté de Chevrolet, les qualifications ne se sont pas trop mal passées: Rob Huff a sorti le 3e temps, Alain Menu le 6e et Nicola Larini le 7e. Mais tout autour d'eux, on trouve des BMW... La seule Seat qui a réussi à se classer dans le top ten (4e) est celle de Tom Coronel, pilote... indépendant. Les autres? Aux pives...
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La contre-performance du team Seat a de quoi étonner un poil, quand on sait que la Leon TDI ressemble à l'arme fatale dans ce championnat. L'explication réside dans une modification (encore une) du règlement sur la pression de turbo autorisée. La FIA a décidé de resserrer encore un peu la vis, histoire d'équilibrer les performances des différentes voitures engagées. Le hic, c'est qu'il semble bien que la chose soit allée, cette fois, un peu trop loin dans le "ré-équilibrage" et qu'elle se soit transformée en gros désavantage pour les Seat. Car, on dira ce qu'on veut, voir le champion du monde en titre, le Français Yvan Muller, ne réaliser que le 18e chrono aux qualifs, ça fait quand même un peu tache dans le paysage.

Yvan Muller (ici en photo), croisé après les qualifications, n'a pas caché son mécontentement. "Ce qui se passe? On nous a enlevé 30 chevaux, voilà tout", commentait-il, pour le moins désabusé. Sans savoir si la FIA allait revenir sur sa décision pour la suite de la saison.

Demain, les Chevrolet partiront donc à la chasse aux BMW, dont celles d'Andy Priaulx, en tête, et d'Augusto Farfus, classé 2e. Reste à savoir quelle stratégie ils vont adopter: foncer droit dans le "tas" qui ne manquera pas de se former au premier freinage ou laisser venir la concurrence et viser la 8e place, histoire de pouvoir partir de la pole position dans la seconde course du jour (oui, oui, toujours en vertu du règlement qui dit que les huit premiers de la 1ère course partent dans l'ordre inverse pour la seconde).

Le choix se fera sans doute en une fraction de seconde, lorsque le départ de la première course sera donné.

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menu_haillon.jpgPour ce qui est des "à-côtés" de la course, l'équipage du Blog à moteur a été super-gâté. D'abord, nous avons de nouveau eu la chance de pouvoir accéder aux stands Chevrolet pendant toute la journée, malgré un espace franchement plus exigü qu'à Marrakech. Nous n'avons pu le faire que grâce à Eric Nève qui, avec tout le team Chevrolet, nous a de nouveau réservé un accueil extraordinaire. Nous tenions à le remercier ici car sa gentillesse nous touche beaucoup.

Nous avons aussi eu beaucoup de plaisir à voir que l'espoir marocain, Mehdi Bennani, qui a fait ses grands débuts à Marrakech avait réussi à décrocher le budget nécessaire pour poursuivre l'aventure en WTCC. A Pau, il a réalisé le 14e temps aux qualifications, ce qui nous semblait pas mal (même si Cathy Muller, la soeur du champion du monde mais aussi team-manager chez Exagon, qui fait courir Mehdi, affirmait en fin de séance que le team avait raté ses qualifs). Espérons pour lui qu'il pourra réaliser demain une performance qui lui permettra de continuer à s'aligner dans ce championnat. Quand nous serons de retour de Pau, nous vous parlerons aussi de la maman de Mehdi, Samira, la seule femme à piloter en championnat de vitesse au Maroc. Et plutôt bien, vu son palmarès...

Dans les courses dites "de support", nous avons rencontré le jeune Neuchâtelois Yann Zimmer, engagé dans l'AutoSport Academy. Classé 7e de la première course, il n'aura hélas probablement pas la même chance dans la seconde car il a commis une erreur lors des essais qui l'a contraint à l'abandon dès le début. Du coup, il s'élancera du fond de la grille. Son compatriote engagé en Formula Master, Fabio Leimer, a pour sa part eu plus de réussite puisqu'il a décroché la pole et la victoire de la première course de cette discipline (au demeurant, fort bruyante).

Nous avons découvert Pau, une ville au charme fou, dont les habitants semblent très attachés à leur Grand-Prix, malgré, semble-t-il quelques tentatives écologistes à l'encontre de cette manifestation sportive. Pourtant, on pourrait comprendre que les riverains (qui sont nombreux...) n'apprécient que moyennenment de devoir montrer un badge à des portillons pour pouvoir juste rentrer chez eux. Mais apparemement, eux, trouvent ça très bien...

Jacqueline (pour les textes) et Yves (pour les photos)

10.05.2009

Brillant départ pour Romain Grosjean

Le GP2 a repris ses droits sur les circuits européens. Si l'an passé, nous avions deux "p'tits Suisses en exil" dans ce championnat, il n'en reste cette année plus qu'un (le Vaudois Sébastien Buemi ayant franchi le cap de la F1): le Genevois Romain Grosjean. Lequel s'est montré plus que brillant lors du premier rendez-vous de la saison, qui se déroulait à Barcelone: il rentre avec une victoire, une deuxième place, une pole-position et un meilleur tour en course. Soit 18 points en tout.

Cette entrée en matière tonitruante lui permet donc de pointer, déjà, largement en tête du classement général, devant l'Italien Edorado Mortara (10 points), vainqueur de la deuxième course du week-end, et le Belge Jérôme d'Ambrosio (10 points également).

Si on ne peut que se féliciter de cet excellent début de saison du Genevois, il y a lieu de relever que, tout comme l'an dernier, le site officiel du GP2 n'est pas à la hauteur, et de loin, de la situation et de son statut de "réservoir principal de jeunes pilotes pour la F1": sur la page d'accueil, lorsqu'on "clique" sur la course qui figure en tête de liste, celle de ce week-end à Barcelone, la fenêtre qui s'ouvre donne accès au..... calendrier 2008! Et le lien qui propose le "calendrier complet" donne accès à une "erreur fatale". Quant aux articles, seuls les 8 derniers sont accessibles...

Désespérant et franchement inadmissible, pour une série internationale qui est censée faire la promotion des jeunes pilotes (et... des sponsors qui leur font confiance). Il ne reste plus qu'à espérer qu'un jour Eurosports s'y intéressera: toutes les séries suivies par la chaîne sportive sont entourées d'une communication rondement menée, sérieuse et réactive.

Jacqueline

Batman, c'est lui

Les habitués du Blog à moteur, mais les autres aussi, ont déjà entendu parler notre pote Marc Fleury. Ce prince du bitume a pour passion de tracer des arabesques noires sur les pistes de course de côte ou sur les circuits.

Et bien, la semaine passée, nous avons fait la connaissance de son équivalent, mais sur deux roues.

Jean-Pierre Goy, c’est de lui qu’il s’agit, est cascadeur moto. Pour lui, rouler sur la roue arrière ou sur la roue avant de ses motos est aussi facile que de sauter d’un trottoir pour nous, simples bipèdes.

 

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Sauter d’un immeuble à un autre au-dessus d’un hélicoptère (comme il l’a fait pour doubler Pierce Brosnan dans « Demain ne meurt jamais ») ou dompter la monstrueuse moto de Batman (Batman 2008 – The dark knight) ne lui pose aucun problème.

Et quand il s’agit d’établir les records de distance sur la roue arrière (221 km en 8 heures) ou la roue avant (156,45 km) –oui ! oui !, la roue avant! - , il est encore là. Quant aux marches d’escalier, c’est la bagatelle de 6 663 en 30 minutes qu’il a escaladé.

Et le bonhomme est, en plus, doté d’un sens du spectacle à l’égal de celui de Marc Fleury et d’une gentillesse à toute épreuve (pour preuve, le nombre de photos et d’autographes signés la semaine passée durant le rendez-vous du FIA-WTCC à Marrakech, où il avait été convié pour faire son spectacle).

Alors, n’hésitez pas à aller visiter son site et, si possible, assistez à un de ses spectacles, vous ne le regretterez pas.

Et en plus, Jean-Pierre organise des stages de pilotages. A la fin d’un de ces stages, vous ne serez peut-être pas expert en roue arrière, mais nous pouvons vous garantir qu’en termes de sécurité, vous aurez appris énormément.

Pour voir le site de Jean-Pierre Goy, c’est là: www.jpgoy.com

Et pour celui de Marc Fleury, c’est là: www.fleurysport.ch

Yves

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03.05.2009

La grippe porcine n'arrange pas les affaires de Jani

Le Blog à moteur a beau être en reportage en direct de la course de WTCC à Marrakech, ses "antennes" lui permettent d'être à jour aussi sur d'autres front. Ainsi, ce week-end, Neel Jani disputait l'ultime manche d'A1GP, le championnat par nations. Cette course n'aurait pas dû être la dernière mais la grippe porcine ayant passé par là, la manche prévue au Mexique dans un mois a été annulée par les organisateurs.

Neel Jani est arrivé à Brands Hatch, en Angleterre, en tête mais son avance sur l'Irlande d'Adam Carroll n'était pas lourde. Et l'Irlandais n'a pas fait dans le détail, décrochant les deux pole positions du week-end et... les deux victoires du jour. de son côté, le Biennois terminait 8e de la première course et 3e de la seconde. Pas suffisant, et de loin, pour empêcher Carroll de remporter ce championnat. Neel Jani, enfin, l'équipe de Suisse, finit donc 2e du classement général, pour la deuxième fois après la saison 2005-2006 et le titre décroché la saison passée.

Jacqueline

La malchance poursuit Alain Menu

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«Come on, Rob! Yesss…. !» Dans le stand Chevrolet, les acclamations ont fusé dès les premières secondes de la course de WTCC, disputée cet après-midi à Marrakech. Le Britannique Rob Huff, parti de la pole position, venait juste de réussir à garder la tête au premier virage du circuit. Vous savez, ce premier virage où les furieux du peloton s’amusent régulièrement à faire des «tas» et à frotter les carrosseries de leur belles autos, au risque de tout perdre de l’avantage glané en qualifications.

Mais là, tout s’est bien passé pour Huff et malgré le forcing des Seat lancées à ses trousses, il a réussi à franchir la ligne d’arrivée en tête. Le Britannique aura donc apporté la première pole et la première victoire à la Cruze, qui a débuté sa carrière en Championnat du monde des voitures de tourisme cette année.

Pour sa part, le Genevois Alain Menu, parti 10e après son déclassement de la veille, a remonté trois rangs au départ et a terminé 7e. Une bonne opération pour notre «p’tit Suisse en exil» qui lui permettait de partir en 2 e position de la seconde course (je ne vous ré-explique pas la règle des 8 premiers qui partent dans l’ordre inverse pour la deuxième course, ça me ferait beaucoup de peine d’apprendre que vous ne l’avez toujours pas assimilée).

 

Deuxième, donc, Alain Menu avait toutes ses chances de bien figurer au classement de la seconde course. C’est donc le couteau entre les dents qu’il a pris la piste et tenté très rapidement des attaques à répétition sur l’Allemand Jorg Muller, parti en pole à bord de sa BMW. Mais l’une d’elle était un peu trop osée et un freinage trop tardif a contraint le Genevois a zapper une chicane.

Son coéquipier Chevrolet, l’Italien Nicola Larini, en profitait pour le doubler. Mais un crash de l’Espagnol Sergio Hernandez obligeait la voiture de sécurité à prendre la piste. Collés les uns aux autres, les pilotes de tête se sont rués en avant au moment du «re-start». Et, alors que Jorg Muller commettait une petite erreur, Alain Menu profitait de s’engouffrer dans la brèche. Le hic, c’est que «Nick» Larini ne l’a pas vblog_champagne.jpgu et a franchement sorti Alain Menu dans une pile de pneus délimitant la chicane.

Sa voiture trop abîmée, le Genevois a dû faire une longue halte dans les stands et n’a, bien évidemment, rien pu faire pour remonter son retard. Seule consolation, il décroche le meilleur chrono en course.

De son côté, Nicola Larini a profité d’une nouvelle erreur de Jorg Muller pour prendre la tête et ne plus la lâcher. Au moment de son dépassement réussi, le stand Chevrolet a de nouveau été secoué d’applaudissements et de cris de joie. D’autant que derrière, Rob Huff, décidément déchaîné à Marrakech, remontait régulièrement pour finir troisième, dans le pare-choc de la Seat d’Yvan Muller.

Le jeune Britannique a même poussé le vice jusqu’à faire, pendant plusieurs tours, des appels de phare au champion du monde en titre, afin qu’il le laisse passer. «Ca peut marcher avec de jeunes pilotes mais je n’en suis plus un», s’amusait après la course Yvan Muller.

Jacqueline

 
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